Le challenge
Aimer un corps qui nous fait souffrir
Avec l’endométriose, le rapport au corps peut être radicalement chamboulé. Notre corps nous fait mal, il peut vite devenir un ennemi dont on n’arrive jamais à se débarrasser. On se sent moins belle parce qu’on est épuisée, démotivée et qu’on a d’autres priorités. Par exemple, réussir à aller au bout de sa journée… difficile d’être canon dans ces conditions.
Parfois, c’est aussi un corps qui nous contrarie. Parce que la sexualité est aussi compliquée, douloureuse, frustrante parfois. Parce qu’il peut nous empêcher de devenir mère… et qu’en plus on ose nous demander si on est enceinte à cause de notre petit ventre gonflé par les inflammations.
Il est important de ne pas détester son corps parce qu’il nous fait souffrir. Il est sans doute nécessaire de faire le deuil de son corps d’avant ou de celui dans lequel on se projetait. Il faut en prendre soin pour qu’il s’épanouisse, s’assouplisse, prenne sa place dans l’espace.
Il faut accepter son corps, et ne plus le voir comme un « grand » corps malade. Facile à dire… pourtant ton corps n’est pas ta maladie, tu n’es pas ta maladie. Alors, comment continuer à aimer ton corps ? Vivre en harmonie avec lui ?
Les solutions
Faire « corps » avec son corps, l’aimer, en prendre soin.
Nous avons chacune une génétique de départ plus ou moins sympathique, endo ou pas, mais on peut toujours entretenir son capital beauté et santé. Quoi qu’il en soit, c’est le dynamisme et la capacité à rayonner qui font qu’on est désirable pour les autres. Quelqu’un de souriant est bien plus avenant, c’est évident. Le mental, la « positive attitude » nous permettent de capitaliser sur ce que l’on a de meilleur au lieu de focaliser sur ce que l’on déteste.
Aimer son corps, c’est sans doute d’abord en prendre soin. Prendre du temps pour soi, se reposer, favoriser un sommeil réparateur, une alimentation adaptée, toucher son corps à travers des massages par exemple ou l’entretenir grâce à l’activité physique. La sophrologie, le yoga, la relaxation, … autant de moments à partager avec son corps pour l’apprivoiser et « faire corps » avec lui.
Rester active ! On arrête souvent de faire du sport par peur d’avoir mal. Avec une endométriose, c’est d’autant plus important d’entretenir sa forme pour éviter des douleurs additionnelles. Pourquoi ne pas reprendre une activité physique douce et à la carte ? Adaptée et progressive tout en pensant à écouter son corps. Si on a mal, c’est qu’on a été un peu loin cette fois-ci mais pas qu’il faut tout arrêter pour autant. Accroche-toi 😉
Pour aimer son corps, on peut aussi renouer avec sa féminité. Observer son cycle, ses humeurs, explorer d’autres formes de sexualité quand les rapports sont compliqués. Comprendre son corps, l’accompagner, vivre avec et ne pas toujours vouloir faire comme tout le monde. Aller avec son corps, refuser le sentiment de frustration et favoriser l’harmonie.
L’objectif : porter un regard bienveillant sur son corps, l’amener au meilleur de lui-même… bref se renforcer petit à petit, de corps et d’esprit, pour retrouver vitalité, motivation, endurance et pouvoir mieux gérer les moments difficiles de l’endométriose.
5 actions concrètes
- Inscris-toi à un sport doux soit à la carte pour respecter ton niveau d’énergie, soit en groupe pour rester motivée !
- Fais-toi offrir des massages pour Noël ou ton anniversaire.
- Trie tes vêtements et garde uniquement ceux que tu aimes et dans lesquels tu te sens bien.
- Fais venir une esthéticienne ou une coiffeuse à domicile si c’est plus facile – même si c’est une copine qui assure la prestation 😉
- Explore ta sexualité au sens large pour trouver ce qui te convient. Une vie sexuelle épanouie ne se résume pas à une succession de pénétrations, c’est dit !