Qui dit fin d’année, dit réveillon du nouvel an. Un moment de fête et de partage en famille ou entre amis. Un moment que l’on appréhende parfois quand on a une endométriose : un repas copieux et des grignoteries en continu, sans compter l’alcool, une courte nuit et une station debout souvent prolongée… bref, a priori, pas les conditions idéales pour passer une bonne soirée en tant qu’endogirl.
Que faire quand on appréhende de retrouver sa famille ou ses amis à l’approche des fêtes ? Voici une checklist en 3 étapes pour survivre au réveillon du nouvel an.
1. J’anticipe le réveillon !
Soigner son alimentation en faisant de choix sains et anti-inflammatoires. Privilégier fruits et légumes de saison, les céréales complètes. Le tout sans se priver sinon gare aux excès le jour J.
Bien s’hydrater. Il est recommandé de boire 1,5 L par jour, ce qui correspond à 6 ou 7 verres d’eau par jour.
Bouger en douceur : faire un peu d’activité physique douce comme de la marche ou du yoga par exemple.
Se reposer : programmer du temps pour soi et pour “ne rien faire” : la sieste, regarder une série, écouter de la musique, lire, ronronner avec son chat. Se coucher tôt pour passer de bonnes nuits de 8h.
Communiquer : prévenir son entourage, oser refuser des invitations pour se réserver pour la soirée du réveillon
Être parée à toute éventualité : se préparer un petit kit spécial endométriose avec tes médicaments, tes huiles essentielles, ta bouillotte, tes patchs, etc…pour avoir ton traitement et ton matériel à portée de main.
Organiser l’après réveillon avec un temps de récupération post réveillon. Un repas sain, équilibré et léger tout prêt pour le lendemain.
2. Je gère le réveillon !
Limiter les risques : ne pas partir trop loin de chez soi pour éviter les longues heures de route, prévoir de rester dormir sur place pour s’éclipser dès que tu en ressens le besoin.
Participer à l’élaboration du menu : demander ce qu’il y aura à table, contribuer au repas en apportant des plats endofriendly à partager, prévoir des boissons festives mais sans alcool.
Prendre son temps : manger doucement pour avoir le temps de sentir la satiété et les effets sur ton corps et rester à l’écoute de ton corps. Si tu décides de boire de l’alcool, alterne chaque verre avec un verre d’eau.
Se préserver : respecter les gestes barrières et bien se laver les mains pour éviter le bouillon de culture et d’attraper tous les microbes qui traînent pendant les fêtes.
Faire preuve de pédagogie : échanger avec ses proches pour leur donner les clés pour nous aider au mieux à partager ce moment de fête tous ensemble. Ils s’inquiètent probablement pour vous et cela leur permettra de comprendre comment se rendre utile.
Prévenir que tu confirmeras ta venue que la veille ou le jour même selon ton état. Expliquer que tu ne resteras que deux ou trois heures, ne pourras pas rester debout longtemps, mangeras peu, auras besoin de t’isoler ou t’allonger un peu dans la soirée.
Déléguer : si tu préfères recevoir chez toi pour rester dans un espace rassurant et confortable, il faut déléguer (traiteur, proches) pour te décharger de la logistique et du stress.
3. Je profite du réveillon !
Lâcher prise : oublier l’endométriose, penser à autre chose qu’à la maladie et à ses conséquences, cueillir l’instant présent.
Créer du lien : passer du temps avec ses proches, construire ensemble de beaux souvenirs. C’est aussi important pour d’adoucir tes liens avec tes proches, souvent malmenés par ta maladie et ses contraintes.
S’écouter : ne pas se forcer pour faire plaisir à ton hôte, oser demander de l’aide si besoin, déculpabiliser et profiter !
S’amuser, faire la fête : Tous les moments de joie sont bons pour la santé et le bien-être physique et mental.
Accepter l’aide et le soutien de ses proches: les fêtes sont aussi un moment de générosité et l’occasion pour tes proches de te montrer à quel point ils tiennent à toi et veulent être là pour toi.
Mettre ses sens en éveil : illuminations, décorations, musiques, feu de cheminée, rires, parfums, embrassades, regards, chaleur, saveurs… pour te ressourcer par la vue, l’ouïe, le goût, l’odorat et le toucher.